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IMPRIMER Dernière mise à jour: 18/11/2011
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Conseil général : au service des Finistériens
Le 21 mars, les Finistériens se rendront aux urnes pour renouveler la moitié des sièges du Conseil général. Cette collectivité est mal connue alors qu’elle gère des domaines qui touchent directement les Finistériens : l’action sociale, les routes, le transport scolaire, les collèges. Les secteurs de la pêche, l’agriculture, l’environnement… sont également fortement aidés par le Conseil général qui emploie directement pas moins de 2 000 agents auxquels s’ajoutent 1 000 autres personnes. Le Progrès-Courrier vous emmène à la rencontre de ces hommes et de ces femmes qui sont au service des Finistériens.

"La plupart des Finistériens ne connaissent du Conseil général que le siège de Quimper et les centres départementaux d’action sociale (CDAS). Or ce n’est que la partie émergée de l’iceberg, souligne Didier Bacqueville, directeur général des services. Le Département compte en effet pas moins de 2 000 agents. " Il faut ajouter à ce chiffre, 700 assistantes maternelles agréées et 300 agents de la Direction départementale de l’équipement qui sont mis à disposition de la Direction des déplacements des routes et des bâtiments du Conseil général. Une partie de ces agents travaille dans les directions du Conseil général qui sont regroupées sur divers sites quimpérois. L’autre partie officie dans des structures gérées par le Conseil général (Laboratoire départemental vétérinaire, Musée départemental breton, Bibliothèque départementale de prêts…) et surtout dans les services décentralisés (5 agences techniques départementales, 28 CDAS et leurs antennes…)

" Le nombre d’agents a beaucoup augmenté ces dernières années notamment suite à la mise en place de l’Allocation personnalisée d’autonomie (Apa) ", explique Didier Bacqueville. Et dans les années à venir, les embauches devraient encore se poursuivre avec les nouvelles lois de décentralisation : " Des agents de la DDE et du personnel de collèges pourraient en effet être gérés par le Conseil général ", poursuit le directeur des services. Actuellement, plus de 68,4 millions d’euros sont consacrés aux dépenses de personnel, ce qui représente une charge de 80 euros par Finistérien et par an. Ce chiffre place le Finistère légèrement au-dessus de la moyenne des départements de 500 000 à 1 000 000 d’habitants. Le budget total du Conseil général se monte, quant à lui, à 652,7 millions d’euros en 2004 : 162,5 millions sont consacrés aux dépenses de fonctionnement et au remboursement de la dette (61,6 millions d’euros) et 490,2 millions d’euros aux politiques départementales.

Parmi celles-ci, l’action sociale se taille la part du lion : 60,2 %, soit 295 millions d’euros consacrés aux enfants et à leurs familles, aux personnes âgées, aux personnes handicapées, aux personnes isolées… " Il s’agit en effet de la compétence majeure du Conseil général transférée par les lois de décentralisation de 1982-1983 ", confirme Didier Bacqueville. Bien d’autres domaines ont ainsi été décentralisés : la construction, l’entretien et le fonctionnement des collèges ; le transport scolaire et le transport public routier ; la construction et l’entretien des routes départementales, la participation au service départemental d’incendie et de secours. Le Conseil général a aussi des missions particulières dans les domaines de la promotion touristique ; la promotion de la musique, de la danse et de la lecture publique ; la protection des espaces naturels ; les archives départementales… Au fil des années, l’Assemblée départementale a aussi développé des politiques volontaristes dans divers secteurs d’activité qu’elle juge structurants pour le Finistère : l’agriculture, la pêche et l’aquaculture. Elle soutient aussi le tissu économique finistérien (industrie, artisanat) en collaboration avec la Région dont c’est la compétence majeure.
Adèle Morlet



L’action sociale, une priorité absolue
60% du budget du Conseil général est consacré à l’action sociale et plus précisément à l’enfance, aux personnes âgées et handicapées, à l’insertion et à la santé.

L’action sociale est incontestablement la compétence majeure du Conseil général. Et elle devrait prendre encore plus de poids dans les mois et années à venir suite aux nouvelles lois de décentralisation. D’ores et déjà depuis le 1er janvier, le Département gère tout le dispositif RMI alors qu’il était jusqu’alors responsable du seul volet insertion. La politique d’action sociale du Conseil général recouvre cinq grands domaines d’intervention : l’enfance et la famille, les personnes âgées, les personnes handicapées, la lutte contre l’exclusion et l’insertion et la promotion de la santé.

En matière d’enfance, le Conseil général a pour mission de protéger la santé des femmes enceintes et des enfants de moins de 6 ans, d’organiser l’accueil des jeunes enfants, de prendre en charge les enfants maltraités ou en danger (familles d’accueil, foyers de l’enfance, établissements d’éducation spécialisée)… Il gère également les procédures d’agrément des candidats à l’adoption. Depuis la mise en place de l’Allocation personnalisée d’autonomie (Apa), le rôle du Département auprès des personnes âgées s’est renforcé. Le maintien à domicile est l’une des priorités affichées. Mais, le Département soutient aussi le développement des accueils temporaires, des accueils de nuit, la modernisation des établissements de prise en charge…

La politique en faveur des personnes handicapées repose sur les mêmes principes : aide au maintien à domicile, encouragement au développement de formules d’accueil alternatives et participation aux frais en établissement. Par ailleurs, le Conseil général aide les personnes handicapées à pratiquer un sport, prend en charge les frais de déplacement des jeunes handicapés jusqu’à l’école… En matière de lutte contre les exclusions, il soutient les dispositifs d’insertion, aide les ménages en difficultés à se maintenir dans leur logement ou à en trouver un. Il pilote également les Commissions locales de lutte contre les exclusions et les Commissions de pays de lutte contre les exclusions. Enfin, le Département mène des actions de santé publique : lutte contre la tuberculose et les maladies respiratoires, lutte contre les toxicomanies, dépistage du cancer du sein pour les femmes de 50 à 69 ans…


Marie-Pierre Aristayeta

Elle s’occupe des enfants des autres

Après quelques années dans la restauration, Marie-Pierre Aristayeta décide de se reconvertir et de travailler auprès des enfants. Elle devient alors assistante maternelle. " Mais, je n’étais pas tout à fait satisfaite, je voulais m’investir davantage. J’ai donc passé un diplôme d’assistante maternelle agréée afin d’accueillir des enfants placés ", raconte cette mère de trois garçons. Gildas, 8 ans, arrive dans le foyer des Aristayeta en 1992. Il y est toujours, preuve qu’il y a trouvé sérénité et équilibre. Depuis la retraite de son mari en 2000, Marie-Pierre accueille trois ou quatre enfants qui font l’objet de mesures de placements. " Nous prenons de préférence des jeunes d’âges différents. C’est en effet trop compliqué d’avoir deux adolescents en même temps ou deux enfants en bas âge ", estime cette Trégunoise.

Actuellement, Marie-Pierre et Guy s’occupent d’un garçonnet de 8 ans, d’une adolescente de 16 ans et de Gildas. " Nous tâchons de leur accorder la même attention. Il faut qu’ils se sentent à l’aise chez nous, qu’ils aient confiance en nous. "

Comptes à rendre
En revanche, le couple prend bien garde à ne pas se substituer aux parents de l’enfant. " Nous sommes tout à la fois amenés à recevoir leurs confidences et à les remettre dans le droit chemin, leur redonner des règles ", résume Guy Aristayeta. La petite maisonnée a d’ailleurs établi un règlement " assez strict ", de l’avis de l’adolescente. " C’est vrai que nous sommes sans doute un peu plus directifs qu’avec nos propres enfants. Mais nous avons des comptes à rendre ", précise l’assistante maternelle agréée.

Elle travaille en effet en étroite relation avec les différents professionnels du Centre départemental d’action sociale de Concarneau : référents des enfants confiés, éducateurs, puéricultrices… " J’ai aussi beaucoup de contacts avec les autres familles d’accueil* et je suis régulièrement des stages sur des thèmes bien précis comme l’adolescence, la maltraitance… ", complète Marie-Pierre Aristayeta. Le Conseil général la rémunère en fonction du nombre d’enfants accueillis et place les jeunes dans des centres si Marie-Pierre souhaite s’accorder quelques jours de vacances. " Mais cela n’est jamais arrivé. Les enfants sont toujours avec nous, partent en vacances avec nous… En devenant famille d’accueil, nous avons véritablement fait un choix de vie. "

*Le Département compte plus de 600 familles d’accueil et 1 500 enfants confiés.



Françoise Dantec

Une assistante sociale sur tous les fronts

Depuis le mois de juin, le département est divisé en huit territoires d’action sociale dans lesquels sont installés les Centres départementaux d’action sociale et leurs antennes. Calqués sur les communautés de communes, d’agglomération et les pays, ces nouveaux territoires doivent permettre de développer des politiques territoriales globales. " Ce rédécoupage s’est aussi accompagné d’une redéfinition des missions des travailleurs sociaux. Ainsi, les assistantes sociales sont désormais polyvalentes alors qu’auparavant elles se concentraient surtout sur les familles-enfants et l’insertion. La charge de travail est donc plus lourde ", explique Françoise Dantec, assistante sociale depuis 2000 au Centre départemental d’action sociale de Quimper. Depuis la réorganisation, ce CDAS appartient au territoire d’action sociale de Quimper-Châteaulin.

Evaluer les carences
Françoise Dantec s’occupe donc de tous les volets de l’action sociale : les familles, l’enfance, les personnes âgées, les personnes handicapées, les personnes isolées… " Quel que soit le public, on essaye toujours de lutter contre l’exclusion et de promouvoir la citoyenneté et l’autonomie ", signale l’assistante sociale qui travaille en étroite relation avec l’équipe administrative, les éducateurs, les infirmières, les psychologues, les médecins, les conseillers en économie sociale et familiale, les conseillers insertion… Françoise Dantec assure des permanences dans trois communes : à Plonéis et Pluguffan où elle est l’unique référente et à Ergué-Gabéric où elle travaille avec deux collègues. Elle participe aussi à l’accueil commun au CDAS de Quimper.

" J’effectue aussi beaucoup de visites à domicile, notamment dans les familles qui nous sollicitent ou qui nous ont été signalées ", complète l’assistante sociale. Elle évalue alors les problèmes, les carences et cherche des solutions : " on peut leur proposer des aides si elles ont du mal à payer le logement ou la cantine des enfants… Une conseillère en économie sociale et familiale peut les assister… " L’assistante sociale se rend aussi de plus en plus fréquemment au logement de personnes âgées depuis la mise en œuvre de l’Allocation personnalisée d’autonomie (Apa). " Là, nous essayons de trouver les moyens à mettre en œuvre pour permettre aux personnes âgées de rester à leur domicile ", explique Françoise Dantec.

 


Responsable de 3 400 km de routes

Plus de 80 % du budget alloués aux infrastructures et aux transports, soit 43,6 millions d’euros, permettent d’entretenir et moderniser les routes départementales.

Le réseau routier finistérien comprend plus de 10 000 km de voies communales, 3 400 km de routes départementales et 260 km de routes nationales. Le Conseil général est chargé de l’entretien du réseau départemental (routes, panneaux de signalisation, ouvrages d’art…) et de sa modernisation. Il s’est aussi fixé pour objectif de sécuriser tout ce linéaire : réalisation de giratoires et de chicanes, installation de glissières doubles de sécurité… Toutes ces missions sont assurées par les cinq agences techniques départementales (Lannilis, Saint-Pol-de-Léon, Pleyben, Scaër et Pont-l’Abbé) qui assurent aussi un service d’astreinte 24h/24h pour parer aux problèmes climatiques (neige, verglas), accidents ou incidents divers (déversement de gasoil sur la chaussée).

Par ailleurs, le Conseil général est responsable des transports routiers interurbains de voyageurs : 600 circuits spéciaux pour les scolaires et 40 lignes régulières interurbaines fonctionnant toute l’année et ouvertes à tous. En septembre 2004, les passagers empruntant ces dernières lignes bénéficieront d’une tarification unique à 2 euros sur l’ensemble du département. Depuis peu, l’Assemblée départementale promeut aussi le co-voiturage et développe des itinéraires pour les vélos (potentiel de 1 200 km). Enfin, elle organise le transport vers les îles via la Compagnie maritime Penn ar Bed et la Compagnie aérienne Finist’air.



Dominique Gouiffès

Les départementales aux petits soins

D’ici quelques semaines, les travaux d’enrobage vont commencer sur les routes finistériennes. " En moyenne, on refait une route tous les quinze ans. Sachant que nous gérons 3 400 km de routes départementales, cela fait plus de 220 km à refaire chaque année dont une quarantaine sur le secteur de l’Agence technique départementale de Pont-l’Abbé ", explique Dominique Gouiffès. Depuis 1998, il occupe le poste de contrôleur dans cette ATD sud-finistérienne qui gère un réseau de 600 km. " Le linéaire des quatre autres agences finistériennes est sensiblement le même mais nous avons ici un trafic assez important notamment l’été. Qui plus est, nous avons en charge la rocade de Quimper et la 2x2 voies Quimper-Pont-l’Abbé ", précise le contrôleur.

Autorisations
Les agents s’assurent donc du bon état de ces routes et de leurs abords immédiats : ils changent les panneaux de signalisation endommagés, entretiennent tous les ouvrages hydrauliques et les équipements de sécurité (glissières, têtes de buse, garde-corps…), fauchent les accotements… A tour de rôle, ils assurent aussi un service d’astreinte durant une semaine : " en 2003 nous avons effectué 125 interventions sur l’ATD de Pont-l’Abbé, essentiellement suite à des accidents mais aussi pour des fuites de gasoil, des inondations… L’hiver, nous effectuons des patrouilles nocturnes pour déclencher éventuellement des opérations de salage ", signale Dominique Gouiffès.

Le contrôleur routes supervise aussi tous les travaux d’aménagement du réseau routier, " l’année prochaine nous aurons notamment à contrôler les travaux de construction de la rocade de Pont-l’Abbé. Par ailleurs, nous avons de nombreux projets de giratoires dans nos tiroirs. " Enfin, il est chargé de délivrer des autorisations aux propriétaires qui veulent effectuer des travaux en lisière de la route, aux organisateurs de manifestations sportives qui souhaitent emprunter une départementale, aux concessionnaires qui veulent modifier le réseau eau, gaz ou électricité…



Iles : Penn ar Bed assure la continuité territoriale

En 2003, le nombre de passagers transportés par la compagnie Penn ar Bed a bondi de 8,5 % pour s’établir à 317 000, dont 240 000 pendant l’été. Le trafic marchandises est, quant à lui, resté stable à 10 500 tonnes. La compagnie maritime assure ces liaisons vers Ouessant, Molène et Sein pour le compte du Conseil général qui est propriétaire des six navires (dont le Molenez qui transporte uniquement des marchandises). En hiver, une seule rotation vers les îles du Ponant est assurée alors que sept rotations sont programmées durant l’été pour faire face à l’afflux de touristes. Le trafic maritime est, toutefois, organisé en grande partie pour les insulaires en vertu du principe de continuité territoriale. Ainsi pour faciliter leurs déplacements et surtout leur éviter de passer trop de nuits sur le continent, deux rotations supplémentaires ont été ajoutées au départ des îles de Sein (le mercredi matin), et d’Ouessant- Molène (le vendredi matin). Le Conseil général a aussi mis en place des liaisons aériennes Guipavas-Ouessant qui sont assurées par la Compagnie Finist’air. En 2003, 6 563 passagers ont choisi ce mode de transport. Le Département organise aussi le trafic marchandise avec l’île de Batz. En revanche, des entreprises privées gèrent le trafic passagers.

Anne-Marie Bizien

Du tracé des routes au suivi du chantier

Une dizaine de grands projets routiers sont en cours dans le nord-Finistère. Ils sont supervisés par le Service études et travaux de Brest dont la responsable est Anne-Marie Bizien, une jeune ingénieur diplômée de l’Ecole nationale des travaux publics de l’Etat. Elle coordonne une équipe de huit personnes qui est chargée non seulement du tracé de ces infrastructures routières mais aussi du suivi des travaux. " Nous intervenons une fois que des besoins ont été recensés par les élus. La première phase consiste à recenser toutes les données de la zone concernée par d’éventuels travaux : entreprises, exploitations agricoles, habitats, chemins de randonnée, zones humides… ", explique Anne-Marie Bizien.

Compensations
Ces informations collectées, les projeteurs dessinent différents tracés possibles. Des études d’impact suivent : " On s’intéresse naturellement à l’eau mais aussi au bruit car les riverains y sont de plus en plus sensibles. On recourt presque systématiquement à des cabinets d’acousticiens et on pose des écrans acoustiques pour les maisons les plus exposées ", indique l’ingénieur. Des mesures compensatoires sont aussi envisagées pour les agriculteurs dont les parcelles sont traversées par une route, pour les industriels dont l’accès à l’usine est rendu difficile… Vient ensuite la phase de concertation avec les élus et les riverains. " Elle peut durer très longtemps. Cela a notamment été le cas à Landerneau car la rocade traverse un bois et longe des zones habitées. Il a fallu parlementer, rajuster notre projet. "

Une fois l’enquête publique terminée et le projet déclaré d’utilité publique, Anne-Marie Bizien et son équipe demandent au Service entretien laboratoire ouvrages routiers et maritimes du Conseil général (Selorm) de mener des études techniques complémentaires. Ensuite, ils découpent l’opération en différents lots qui sont attribués à des entreprises locales. Les conducteurs de chantier du Service coordonnent l’intervention des différents entrepreneurs, organisent des réunions de chantier chaque semaine, suivent l’avancée des travaux. " Là encore, nous pouvons être amenés à répondre aux questions des riverains sur le tracé, le choix des matériaux, les mesures de sécurité… Nous ressentons de plus en plus un besoin de communication ", remarque la jeune ingénieur.



Des moyens supplémentaires pour la pêche

D’un montant de 30 millions d’euros, le plan de modernisation des ports cornouaillais devrait s’achever en 2008.

Le Finistère figure au premier rang des départements français pour la pêche fraîche, la réparation navale, la recherche consacrée à la mer, les activités nautiques… Autant de domaines que le Conseil général soutient. Cette année, il mettra tout particulièrement l’accent sur l’aide à la construction de bateaux (notamment les bateaux génériques de Cornouaille) car au-delà du 31 janvier 2004 les aides publiques seront proscrites. Il soutient aussi la modernisation des navires, des magasins à marée et des entreprises aquacoles. Autre priorité du Département : la modernisation des ports. Le Finistère compte 14 ports de pêche (qui dépendent du Conseil général depuis 1982), 2 ports d’Etat (Brest et Concarneau) et 81 ports de plaisance (qui dépendent des communes depuis 2002).

Tous ces ports sont aidés par le Conseil général. Dans les ports départementaux dont il a confié l’exploitation à des concessionnaires, il finance les grosses réparations comme l’embellissement ou l’entretien courant. Il a, par ailleurs, lancé un programme pluriannuel (2004-2008) de modernisation des ports cornouaillais pour un montant de 30 millions d’euros. Pour l’instant, des études bathymétriques, topographiques, sédimentologiques… ont été entreprises. Par la suite, d’importants travaux seront engagés notamment au Guilvinec et à Saint-Guénolé. Le Conseil général aide les ports de Brest et Concarneau qui effectuent surtout de la construction et de la réparation navale.

Il accompagne aussi les communes qui souhaitent préserver leur patrimoine portuaire (cale ancienne…), acquérir des équipements, moderniser ou construire une structure nautique. Le Département s’est en effet engagé dans le développement du nautisme. Ainsi, il a créé l’association Nautisme en Finistère qui fédère les clubs et associations, il a adopté un schéma départemental de développement de la plaisance (qui vise notamment à augmenter le nombre de places), il soutient les manifestations nautiques, le sport de haut niveau et la pratique loisirs…

 

Xavier Rasseneur

Il pilote la modernisation des ports cornouaillais

En novembre dernier, 51 des 65 ports départementaux ont été transférés aux communes. Le Conseil général conserve uniquement les ports qui ont pour vocation première la pêche. Six ports sont situés dans le nord du département (1) et les huit autres dans le sud (2). Ces derniers sont gérés par le Service maritime du Conseil général qui est dirigé depuis le mois de septembre par Xavier Rasseneur. Ce Pyrénéen d’origine officiait auparavant au Conseil général de Haute-Corse, " je m’occupais aussi des ports mais cela n’avait pas grand-chose à voir avec mon poste actuel. Là-bas, les ports débarquent de faibles quantités alors qu’ici ils débarquent plus de la moitié de la pêche française. Qui plus est le Conseil générala lancé un programme très ambitieux de modernisation des ports cornouaillais. "

30 millions d’euros
Xavier Rasseneur a pris ses fonctions alors que la phase de concertation avec les pêcheurs, professionnels du port, plaisanciers… s’achevait. " Certains aménagements ont nécessité des mois de discussion. Cela a notamment été le cas à Saint-Guénolé où une cale de 320 m sera construite. " Depuis quelques semaines, le programme de modernisation est entré dans une phase opérationnelle : les études géotechniques, bathymétriques, d’agitation, de sédiments ont en effet commencé dans les six ports. Fin 2004, les procédures administratives seront lancées. Les travaux devraient ensuite s’étaler de fin 2005 à 2008. " C’est une opération très lourde qui devrait coûter au total 30 millions d’euros, dont 9 millions à Saint-Guénolé et 9 millions au Guilvinec ", précise cet ingénieur de 31 ans.

Au quotidien, le service maritime du Conseil général assure le bon fonctionnement des ports dont la gestion a été confiée à la Chambre de commerce et d’industrie de Quimper-Cornouaille. Ainsi, 18 personnes sont chargées de l’entretien : réparation des pontons, travaux de maçonnerie, confection de défense d’accostage… " Nous comptons aussi un bureau d’études et enfin, dix officiers et surveillants de port qui ont en charge la police portuaire, c’est-à-dire la gestion de l’amarrage, la définition des règles de circulation… " Il leur revient également d’organiser les conseils portuaires.

(1) Roscoff-Bloscon, Roscoff-vieux port, île de Batz, Le Conquet, Molène, Le Stiff.

(2) Douarnenez, île de Sein, Audierne, Penmarc’h, Le Guilvinec-Léchiagat, Lesconil, Loctudy et Quimper.


Une agriculture raisonnée
Le Conseil général consacre plus de 4,7 millions d’euros à l’agriculture : programme de maîtrise des pollutions agricoles, aides à des associations et agriculteurs en difficultés...

En mai 2001, le Conseil général signait la " Charte pour un développement pérenne de l’agriculture et de l’agroalimentaire en Bretagne incluant la reconquête de la qualité de l’eau ". Un an plus tard, un plan d’action était arrêté et l’assemblée départementale s’engageait à mobiliser 43,3 millions d’euros sur cinq ans (l’enveloppe se montait à 7,2 millions d’euros en 2003). Une grande partie des aides concerne la protection de l’environnement et l’amélioration des installations : programme régional Bretagne eau pure dans 13 bassins versants, programme de maîtrise des pollutions d’origine agricole (PMPOA 2), réhabilitation du maillage bocager, soutien à l’achat de matériels spécifiques… Le Conseil général a aussi accompagné les contrats territoriaux d’exploitation (CTE) qui visaient à associer objectifs économiques, environnementaux et sociaux. Ces contrats viennent d’être supprimés. Ils sont remplacés par des contrats d’agriculture durable.

Des mesures d’accompagnement ont également été mises en place par le Conseil général. Elles concernent des organismes œuvrant pour la recherche en agriculture (comme l’Adria, Association pour le développement, la recherche et l’innovation agroalimentaire…) mais aussi des agriculteurs en difficultés. Le Conseil général peut également aider, en accord avec la Région, les entreprises agroalimentaires qui lancent des travaux de restructuration (comme Doux). Par ailleurs, il soutient les établissements agricoles publics et privés finistériens et les jeunes qui s’installent. La filière biologique est aussi encouragée. Le contrôle sanitaire est confié au laboratoire départemental vétérinaire. Enfin, le Conseil général a établi un partenariat avec le Groupement de défense sanitaire du bétail (GDS).

 

Le Laboratoire départemental assure la veille sanitaire

Transféré en 1989 au Conseil général, le Laboratoire départemental vétérinaire est chargé de la veille sanitaire et de la santé publique dans le département. A la demande de l’Etat (essentiellement la Direction des services vétérinaires et la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales), des industriels, des vétérinaires, des agriculteurs, des artisans de l’alimentaire, des entreprises de restauration collective…., il effectue des analyses. " Par exemple en matière de santé animale, nous surveillons la santé du cheptel, nous contrôlons les animaux qui font l’objet de transactions ou participent à des concours et salons… ", explique Eric Laporte, le directeur du Laboratoire départemental qui emploie une centaine de personnes. Par ailleurs, les techniciens et ingénieurs effectuent de nombreuses analyses d’eau : eaux de rivières, eaux des stations d’épuration, eaux des estuaires, eaux de criées… Les produits alimentaires font aussi l’objet de contrôles. " Nous traquons également les salmonelles, les légionelles…", complète Eric Laporte. Le Laboratoire départemental, qui est accrédité par le Cofrac, fusionnera en janvier 2005 avec le Pôle analytique des eaux de Brest qui emploie une trentaine de personnes.

Assurer le fonctionnement des collèges
Depuis 1986, les 63 collèges publics finistériens dépendent du Conseil général. Ce dernier aide aussi les établissements privés, les écoles...

Les écoles dépendent de la commune, les collèges du Département, les lycées de la Région et les universités de l’Etat. Ces liens sont bien identifiés par les Finistériens qu’ils soient parents ou non. Depuis les lois de décentralisation, le Conseil général a en effet en charge la construction, la rénovation et l’entretien des 63 collèges publics finistériens. En 2003, il a investi plus de 15 millions d’euros dans la mise en œuvre des schémas directeurs patrimoniaux arrêtés dans les collèges et dans diverses autres grosses réparations. Par ailleurs, il participe à l’achat d’équipements pédagogiques et sportifs, de mobilier… Il apporte également à ces établissements une dotation de fonctionnement. Les charges de personnel sont, en revanche, de la compétence de l’Etat.

Le Conseil général aide aussi les 56 collèges privés: il leur verse une dotation annuelle de fonctionnement, participe à des travaux d’investissement ainsi qu’à leur équipement. Par ailleurs, le Conseil général soutient les activités pédagogiques et culturelles des collèges : ateliers artistiques et scientifiques, sections sportives, déplacements… 70 à 80 communes bénéficient aussi de l’aide du Conseil général chaque année pour leurs travaux de rénovation, d’agrandissement, de mise aux normes de sécurité et d’hygiène… Le Conseil général est aussi résolument engagé en faveur de la préservation, de la valorisation et de la transmission de la langue bretonne (1,7 million d’euros en 2003). A ce titre, il soutient des écoles, des associations culturelles, des formations d’animateurs ou d’enseignants bilingues, des études toponymiques…

 


Michel Le Saout

Monsieur Sécurité

Le cartable sur le dos, une quarantaine d’élèves de 6e du collège Saint-Jean-Baptiste de Quimper sortent bruyamment et en ordre dispersé d’un car aux couleurs du Conseil général. Lorsque le dernier collégien franchit la porte, Michel Le Saout stoppe son chronomètre. " Sans aucune consigne, vous avez mis plus de 1 minute 15. Or en cas de danger, vous n’avez guère que 30 secondes pour évacuer le car ", explique-t-il. Les élèves remontent alors dans l’autocar et déterminent avec Michel Le Saout les règles garantissant une évacuation rapide : se débarrasser du cartable, déverrouiller la porte arrière, sortir calmement et en ordre… L’agent du Conseil général explique ensuite aux enfants les risques de la montée et de la sortie, l’existence d’angles morts, le rôle des outils de sécurité…

30 000 élèves transportés
Chaque année depuis 1989, Michel Le Saout sensibilise ainsi plus de 5 000 écoliers – de CM1, CM2, 6e et 5e – à la sécurité routière dans les autocars. " Le Conseil général du Finistère est le seul à avoir créé un tel poste de formateur à la sécurité dans le transport scolaire qui est une compétence forte du département ", souligne cet ancien chauffeur d’autocar. Le Conseil général organise en effet le transport quotidien de plus de 30 000 élèves sur 40 lignes régulières. " Les accidents d’autocar sont rares et en nette diminution – moins de 10 tués en France l’année passée – mais les règles de sécurité sont souvent ignorées des jeunes qui arrivent en 6e ", estime le Monsieur Sécurité du Conseil général.

Parallèlement à ces interventions, Michel Le Saout monte inopinément dans les autocars pour surveiller les circuits, le respect des règles de sécurité… En cas de problème, il procède à des ajustements. Il conseille aussi les établissements scolaires et les communes sur les points d’arrêt, le sens de circulation, le stationnement des autocars… Enfin, l’agent de maîtrise du Conseil général assure le suivi des quelque 450 abribus du département dont la maintenance est confiée à une société privée. Toutes ces actions de prévention et de sécurisation permettent de valoriser les transports en commun dans le Finistère qui sont encore, comme dans les autres départements, largement boudés.


Gérer l’environnement
Participation au programme Bretagne eau pure, aux Sages, à la réhabilitation des décharges...

La reconquête de l’eau constitue l’une des priorités du Conseil général en matière d’environnement. Il a donc mis en place toute une série d’actions et programmes. Ainsi, il aide les communes rurales qui souhaitent mettre en place des systèmes d’assainissement collectif et répartit le Fonds national de développement des adductions d’eau (FNDAE). Il assiste aussi — via le Service d’assistance technique à l’assainissement (Sata) — les collectivités, industriels et agriculteurs qui créent des stations d’épuration.

Le Conseil général participe aussi à des programmes sur les bassins versants : programme Bretagne eau pure, programme Prolittoral, Schémas d’aménagement et de gestion des eaux (Sages) de l’Aulne, de l’Odet, de l’Ellé-Isole-Laïta et de l’Elorn… La reconquête de la qualité des eaux passe également par la mise en conformité des exploitations agricoles grâce au programme de maîtrise des pollutions d’origine agricole. Enfin, des moyens importants sont consacrés à la lutte contre les inondations. La construction d’un barrage mobile à Guily Glas (sur l’Aulne) en est l’une des illustrations.

Autre domaine d’intervention : les déchets. Le Conseil général aide les collectivités à collecter leurs déchets, à les traiter et à stocker les déchets ultimes. La réhabilitation des décharges brutes est aussi une préoccupation du Conseil général qui a, par ailleurs, contribué à la création d’un Syndicat mixte d’études pour l’élimination des déchets (Symeed). Ce dernier a notamment pour objectif de trouver des sites qui pourraient accueillir des centres d’enfouissement techniques de classe 2 (déchets ultimes).

Les lois de décentralisation ont confié aux départements le soin de mettre en œuvre une politique de protection et de gestion des espaces naturels sensibles. Le Conseil général du Finistère a ainsi acquis, au fil des années, plus de 2 500 hectares de sites sensibles - dunes, landes, bois, zones humides… - qui sont ouverts au public. Le Conseil général aide aussi les particuliers à replanter des talus et des haies. Enfin, le plan départemental des itinéraires de promenade et de randonnée permet d’entretenir et faire découvrir aux Finistériens des espaces naturels.

 

Jacques Le Gall

Au chevet des stations d’épuration

En 2004, de nouvelles stations d’épuration seront construites dans le département : à Pont-l’Abbé, au Guilvinec, à Châteaulin… La plupart d’entre elles sont d’ores et déjà suivies par le Service d’assistance technique à l’assainissement (Sata) qui dépend de la Direction de l’aménagement rural, de l’eau et des espaces naturels. " Mais nous suivons aussi les stations d’épuration des industriels, les unités de traitement de lisier des éleveurs…, complète Jacques Le Gall, le responsable depuis 1999. Avec un effectif de 27 personnes, nous sommes incontestablement le Sata le plus important de France. " Ce service est organisé autour de trois cellules. La première accompagne les collectivités locales et les entreprises qui souhaitent se doter d’un système d’assainissement. Les ingénieurs donnent leurs avis sur les premières études, les dossiers de consultation des entreprises…

Normes de rejet
Une autre cellule s’occupe des stations d’épuration gérées par des collectivités locales, soit 155 au total. " Ces stations ont une capacité cumulée de 1,2 million équivalent-habitants et traitent pour un tiers les rejets des particuliers et pour deux tiers ceux des entreprises. Par ailleurs, elles sont utilisées à 85 %, ce qui est un très bon chiffre ", souligne Jacques Le Gall. Les ingénieurs et techniciens du Sata effectuent des visites régulières dans ces stations afin de vérifier le bon fonctionnement et le respect des normes de rejet. Ils forment aussi les préposés de stations. Cette cellule accompagne également la mise en place de systèmes d’assainissement non collectif dont le nombre ne cesse d’augmenter : 1 250 dossiers déposés en 2003, soit 10 % de plus que l’année précédente.

Enfin, les industriels et éleveurs peuvent aussi recourir aux services du Sata. Et les projets et stations sont nombreux dans le Finistère, département agricole et agroalimentaire par excellence. " Tous les abattoirs sont équipés de leurs propres systèmes d’assainissement qui se révèlent être hyperperformants ", note Jacques Le Gall. Les entreprises qui effectuent un prétraitement sont aussi assistées si elles le souhaitent. " Les éleveurs porcins nous sollicitent pour leurs unités de traitement de lisier qui sont une cinquantaine actuellement sur le Finistère ", ajoute le responsable du Sata. Un nombre qui devrait considérablement augmenter dans les années à venir. Et renforcer encore le rôle d’assistance du Sata.

 
Une politique culturelle volontariste
Le Conseil général encourage toutes les formes artistiques : théâtre, cinéma, poésie, musique, danse, littérature, arts du cirque...

Depuis quelques années, l’action du Conseil général en faveur de la culture s’est renforcée. Notamment en faveur du spectacle vivant. Dans ce domaine, le Conseil général souhaite en effet offrir aux Finistériens une offre culturelle diversifiée et répartie sur l’ensemble du territoire. Cette politique volontariste s’applique aussi bien au théâtre qu’à la danse, à la musique, aux arts du cirque, aux spectacles pour enfants… Ainsi, le Conseil général finance et travaille en étroite concertation avec des associations comme Musique et danse en Finistère, la Maison du théâtre, Très tôt théâtre (jeune public)... Il soutient de très nombreuses compagnies de danse et de théâtre, les trois grandes fédérations bretonnes de danse et musique, les structures de diffusion, les organisateurs de festival…

Le Conseil général aide également le cinéma et l’audiovisuel : l’opération collèges au cinéma, le Festival du film court de Brest, la réalisation de production audiovisuelles… Les arts plastiques ne sont pas oubliés : le Conseil général encourage les résidences d’artistes, apporte son soutien aux lieux d’exposition et de création et organise chaque année une opération " Portes ouvertes des ateliers d’artistes finistériens ". La lecture est aussi un axe fort de sa politique : la Bibliothèque départementale de prêts est chargée de desservir en livres et documents audiovisuels les communes de moins de 10 000 habitants.

Six sites culturels dépendent également du Conseil général : Musée départemental breton, Domaine de Trévarez, Abbaye de Daoulas, Château de Kerjean, Manoir de Kernault et Abbaye du Relec. Ces cinq dernières structures sont actuellement confiées en gestion à des associations. A l’avenir, elles devraient être regroupées au sein d’un établissement public de coopération culturelle. Toujours en matière de patrimoine historique, le Conseil général aide à la restauration et à la mise en valeur des édifices et objets. Le Conseil général est l’un des rares à s’est doté d’une mission archéologique qui comprend trois personnes et à compter dans ses rangs une conservatrice des antiquités et objets d’art. Enfin, il gère les archives départementales.

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