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Covoiturage dans le Finistère
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IMPRIMER Dernière mise à jour: 18/11/2011
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Covoiturage : le Finistère en pointe
Le Conseil général, dirigé par le socialiste Pierre Maille, est le premier en France à mettre en œuvre une politique complète en faveur du covoiturage. Elle s’inscrit pleinement dans le cadre du schéma départemental des déplacements. Au programme : communication, création de parkings adaptés, site Internet pour mieux ajuster l’offre et la demande.

Des automobilistes qui se retrouvent sur un parking et montent à bord du même véhicule pour rejoindre, à moindres frais, la même destination, cela est de moins en moins rare. Des entreprises, voire des administrations, qui s’efforcent de coordonner et de facilité les trajets domicile-travail de leur personnel, ça n’est plus très original. Mais un Conseil général qui prend le dossier à bras-le-corps et s’engage à le traiter sous tous ses aspects, c’est nouveau. Aux yeux d’Yvette Duval, ancienne vice-présidente du Conseil général du Finistère responsable des déplacements et des routes, aujourd’hui conseillère régionale de Bretagne, l’extension de la pratique du covoiturage ne présente que des avantages. " L’usager diminue la part de son budget destinée à l’automobile, les pollutions engendrées par les véhicules sont réduites et la démarche favorise l’entraide, la convivialité et concourt à créer du lien social. "

Afin d’accompagner le développement régulier du covoiturage, le département du Finistère a décidé d’en organiser la pratique. " Nous agissons là dans une démarche globale de déplacements et dans un souci de développement durable et de multimodalité ", indique l’élue, en habituée de ce type de dossiers. Le Conseil général aborde la problématique du covoiturage d’une manière cohérente.

Premier besoin des covoitureurs potentiels : entrer en relation les uns avec les autres. Le Conseil général prépare le lancement, cet été, d’un site Internet. Agrémenté d’une cartographie dynamique, il permettra un repérage visuel des offres et demandes de covoiturage. Il sera géré à l’échelle du département, contrairement aux sites existants qui sont généralement nationaux. Il complétera heureusement le site déjà consacré aux transports infotransports.cg29.fr accessible à partir du site du Conseil général du Finistère. Ce dernier, inauguré le 22 janvier dernier, permet aux voyageurs de calculer leur itinéraire d’un point à l’autre du Finistère, en tenant compte de l’ensemble des modes de transport.

Second souhait : ajuster l’offre et la demande. Pour répondre à cet enjeu, le Conseil général du Finistère va mettre en place une centrale de covoiturage, à l’image de celle qui a été créée par la direction départementale de l’Equipement (DDE) de la Haute-Garonne. Cette centrale aura pour missions d’assurer la mise en contact des automobilistes grâce à un logiciel d’appariement et des outils télématiques, de favoriser le choix optimal de l’aire de covoiturage (distance, localisation), de renforcer la sécurité de la pratique (identification du conducteur et des passagers), de faciliter la pluralité de la pratique (choix d’un conducteur selon les jours et l’heure) et d’établir la liaison avec les services de transports collectifs (horaires, itinéraires, tarifs). Naturellement, un central téléphonique viendrait compléter la structure informatisée.

Troisième attente du covoiturage : des aires de stationnement adaptées. L’objectif du Conseil général du Finistère est de conforter les pratiques existantes en améliorant leur fonctionnement. Une première opération a été menée à bien en bordure de la RN165 (axe sud-Bretagne), à Briec, au nord de Quimper. La nouvelle aire de covoiturage a été inaugurée le 22 janvier dernier. A hauteur de cet échangeur, le covoiturage s’était développé de façon spontanée. Mais de nombreux conducteurs garaient leur véhicule le long de la route. Faute d’aménagement spécifique, les stationnements engendraient des manœuvres dangereuses, marches arrières ou demi-tours… D’autres réalisations sont prévues, notamment à Daoulas (RN165) et à Saint-Eloi, près de Landerneau (RN12-axe nord-Bretagne). Chacune des aires comprend une trentaine d’emplacements mais l’emprise est dimensionnée dans l’hypothèse d’une extension future. L’accent est mis sur la sécurité (éclairage, cheminements piétons), la fonctionnalité (signalétiques, accès aux transports collectifs, vélos) mais aussi sur l’esthétique (mobiliers, espaces verts). Le Conseil général prend à sa charge l’intégralité des investissements. L’entretien des aires est ensuite assuré par la collectivité compétente, commune ou groupement de communes, par le biais d’une convention de partenariat. Parkings, site Internet, centrale de covoiturage, le Finistère joue le jeu à fond, en y mettant les moyens. Cette année, l’assemblée départementale a consacré à cette démarche exemplaire une enveloppe de 200 000 euros.
Olivier Boyer

 

Routes : les comportements changent mais...

La dernière étude menée par la prévention routière est plutôt rassurante : le comportement des Français au volant s’est amélioré ces cinq dernières années. Un progrès particulièrement visible sur l’alcool, la vitesse et la ceinture. Une bonne tendance qui n’échappe pas au Finistère. " Pour ce qui nous concerne, nous avons des statistiques plus que favorables depuis le début de l’année ", précise le capitaine Depierre, commandant l’escadron de sécurité routière du Finistère.

Plusieurs raisons expliquent cette embellie selon lui : " C’est très probablement lié à un début de modification de comportements. C’est bien sûr dû aux campagnes où l’on parle de morts, un certain nombre de gens y sont sensibles. Maintenant, il ne faut pas être naïf. Je crois que le Français reste très sensible au porte-monnaie donc je pense que la peur du gendarme joue fortement. "

La peur du gendarme ne semble en tout cas pas s’appliquer partout. L’utilisation du portable au volant est en effet en forte progression. Un Français sur quatre reconnaît utiliser son mobile en voiture. Avec des dangers évidents. " Lorsque les conducteurs disent qu’ils sont vigilants en étant au téléphone, ce n’est pas possible ! Maintenant, poursuit le capitaine Depierre, on se focalise sur le portable, mais d’autres comportements au volant constituent des dangers. Ça peut être manger ou aller chercher des bonbons dans le vide-poches. Certains accidents arrivent car la cigarette tombe du cendrier. C’est très fréquent et ça part d’un problème de comportements. "

Enfin, à l’approche des beaux jours, la gendarmerie du Finistère annonce de nouvelles opérations coups de poing, comme par exemple la déviation d’une voie express afin de contrôler tous les conducteurs. " Ce genre d’opération constitue un impact fort. On le fait ponctuellement, le but c’est de surprendre ", conclut Bertrand Depierre. Nous voilà prévenu !
Yann Michael

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