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IMPRIMER Dernière mise à jour: 18/11/2011
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Brest : valoriser les déchets pour chauffer

Flambée des coûts des énergies fossiles oblige, les solutions alternatives ont le vent en poupe. A Brest, la valorisation des déchets permet de chauffer, à moindre coût, quelque 20 000 logements.

 

Il n’y a pas que le pétrole et le gaz. Cette réflexion, utopiste il y a encore quelques poignées d’années, s’ancre désormais dans une réalité des plus concrètes, où les alternatives aux énergies fossiles séduisent de plus en plus largement. Sur le territoire de Brest métropole océane, la valorisation des déchets ménagers, au sein de l’usine du Spernot, apparaît comme l’une des pistes de l’avenir énergétique local.

Créé sur Brest en 1988, le réseau de chaleur issu de cette valorisation alimente à ce jour l’équivalent de 20 000 logements pour ce qui est du chauffage, et de 30 000 habitations pour l’électricité. « Ce qui représente une économie de plus de 10 000 tonnes de pétrole par an, et de plus de 20 000 tonnes de CO2… Ce n’est pas anecdotique », rappelle Jean-Luc Polard, vice-président de Brest métropole océane et président de la Sotraval, gestionnaire de l’usine. Cela le sera d’autant moins en octobre prochain, quand les travaux de raccordement au quartier de Pontanézen auront été effectués, et permettront de relier l’équivalent de quelque 1 500 logements du quartier au réseau, tout au moins pour le chauffage.

« Le choix de ce réseau va nous permettre de réduire les charges de chauffage des locataires de l’ordre de 10 %. Nous espérons que ce système nous permettra également de mieux maîtriser l’évolution des charges sur le temps », note Yves Quiniou, directeur de Brest métropole habitat, propriétaire d’une bonne partie du parc de logements de Pontanézen. Le quartier, qui fait actuellement l’objet d’une vaste opération de renouvellement urbain, verra dans un premier temps l’ensemble des logements non destinés à destruction bénéficier du réseau. Les constructions neuves à venir le seront également systématiquement, tout au moins pour ce qui est du parc public.

 

Investissement pour l’avenir

Respect de l’environnement, diminution des factures : le système a de quoi séduire. Il requiert pourtant un investissement de départ non négligeable (3,3 millions d’euros). Le prix à payer pour préparer l’avenir, estime-t-on à Brest métropole océane. « Avec l’augmentation inexorable des coûts des énergies fossiles, ce type de réseau va dans le sens de l’histoire », affirme même Jean-Yves Cosquérec, de Dalkia, l’exploitant du réseau. Des extensions sont d’ailleurs déjà prévues sur d’autres quartiers de la ville, notamment à Kérédern ou sur la future zone d’aménagement concerté de Saint-Martin. Aujourd’hui, seulement 30 à 40 % du potentiel de chaleur de l’usine du Spernot sont exploités. « Il faudra très certainement prévoir, pour les futurs quartiers de la ville, de nouveaux raccordements », avance déjà Jean-Luc Polard. Les particuliers, eux, devront encore patienter, les coûts d’une telle installation restant pour l’heure encore prohibitifs pour leurs bas de laine.

E.J.

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