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IMPRIMER Dernière mise à jour: 18/11/2011
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Infarctus : il y a urgence !

Chaque année en France, près de 120 000 personnes sont atteintes d’un infarctus du myocarde. Réunis à Carhaix, 80 médecins urgentistes et cardiologues venus de toute la Bretagne, ont confronté leurs expériences pour une amélioration de la prise en charge de cette pathologie.

 

L'infarctus du myocarde doit en effet être pris en charge le plus rapidement possible pour éviter les séquelles. Encore faut-il que les patients adoptent les bons réflexes dès les premiers symptômes. « Dès l'apparition d'une douleur thoracique spontanée à hauteur du sternum, irradiant ensuite dans la mâchoire, l’épaule et le bras », explique le professeur Jacques Boschat, cardiologue au CHU de Brest. « C’est une véritable course contre la montre, dans laquelle le patient conserve toutes ses chances s’il est bien orienté », indique, de son côté, Daniel L’Azou, chef de service du Samu du Finistère. Inutile, en effet, pour les personnes souffrant d'une détresse cardiaque, de passer par la case du médecin généraliste ou des urgences hospitalières. « La mise en place du traitement doit se faire le plus rapidement possible pour éviter les séquelles au niveau du muscle cardiaque », insiste le médecin. La meilleure chose à faire ? « Appeler le 15 sans perdre de temps. Un médecin est à la réception de l'appel pour effectuer un premier diagnostic et enclencher les moyens d'interventions le plus rapidement possible.»

 

Gagner du temps

Pourtant, aujourd'hui encore, un patient sur deux appelle trop tard, alors que les médecins urgentistes sont de mieux en mieux formés pour la prise en charge de ces pathologies. Aujourd’hui, le Smur peut même se déplacer à domicile et faire gagner ainsi 90 minutes sur le délai d’intervention. Un temps précieux gagné sur place par l’usage du défibrillateur cardiaque ou par l’injection d’un traitement intraveineux, avant le transfert du patient vers le service de cardiologie. « En 2005, nous avons reçu 4 000 appels pour une douleur cardiaque et 95 % des appels ont eu une réponse en moins de 30 minutes », précise Daniel L’Azou. Une réponse que les 80 médecins et cardiologues réunis à Carhaix se sont proposés d’améliorer, en harmonisant les protocoles de prises en charge des patients et en les adaptant à la réalité du terrain.

Jean-Pierre Bénard

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