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Paru le 21 octobre 2005

Lambézellec : un grand quartier en perpétuelle croissance

C’est l’un des « grands quartiers » les plus étendus de toute la ville, l’une de ses plus grandes pistes d’avenir aussi. L’ancienne voisine de Brest, rattachée à la cité au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, est loin d’avoir terminé sa croissance.

 

Brest est à l’étroit dans son costume de ville moyenne, et pour faire face à ses ambitions de métropole, elle devra trouver de quoi loger ses futurs concitoyens. Ironie de l’histoire, c’est sur les terres de son ancienne voisine, Lambézellec, que ce potentiel de construction apparaît comme l’un des plus prometteurs. Le vieux quartier excentré s’apprête à se tailler la part du lion dans l’avenir de la cité du Ponant.

 

24 000 habitants

Second plus grand quartier de la ville en surface, après la rive droite, Lambézellec accueille aujourd’hui la bagatelle de quelque 24 000 habitants, disséminés au hasard d’un immense territoire où se côtoient ville et campagne. Une diversité appréciable, qui donne au quartier des airs de petite cité où le rythme de la vie semble pouvoir s’arrêter le long de l’un des grands espaces qui, immanquablement, viennent donner un peu d’air au paysage local. Mais cette échelle a aussi ses inconvénients : « C’est vrai, le quartier n’arrive pas vraiment à former un tout. Le Boulevard de l’Europe demeure encore une vraie frontière entre le bourg et le reste du quartier », reconnaît Renée Milin, adjointe au maire de Lambézellec. Le fameux bourg de Lambé et son non moins célèbre marché du vendredi matin n’est pas du même monde que le petit quartier de Kérédern, de l’autre côté du boulevard, ni même que celui de Kérinou, qui fait office de lien avec le centre-ville. Et de l’autre côté, au nord, un autre Lambé s’impose, celui des quartiers pavillonnaires et des exploitations agricoles, tandis qu’un peu plus loin encore, les zones artisanales prennent le pas sur le paysage. Décidément, Lambézellec n’est pas un quartier comme les autres…

 

Un dynamisme économique et humain

Jadis, avant que le grand Brest de l’après-guerre ne passe par là, Lambézellec formait une commune prospère mais avant tout populaire et rurale, où les ouvriers de la commune mais aussi de Brest trouvaient des loyers modestes, et où l’agriculture florissait. Sur ce dernier point d’ailleurs, le quartier de Lambézellec peut se targuer d’avoir su préserver ses richesses, puisqu’il conserve une dizaine d’exploitations agricoles, où la production de lait est l’activité majeure. Pour le reste, Lambézellec la commune a cédé la place à Lambézellec le quartier sans pour autant que ses habitants perdent au change, loin de là. Car au fil des décennies, le quartier a évolué avec la ville, drainant toujours un peu plus d’habitants, et toujours un peu plus d’activités.

 

Aujourd’hui, le grand Lambé se voit toujours aussi prospère, grâce à la présence notamment de vraies « locomotives de l’emploi » que sont les multiples cliniques (Lanroze, Pasteur, Kéraudren et le Grand Large) qui y ont établi leurs sièges, mais aussi grâce au centre de traitement des déchets de la communauté urbaine, qui ne cesse de prendre de l’ampleur, ou encore à travers l’implantation d’établissements tels l’Epshom de la Marine nationale (cartographie marine), ou les structures de formation de l’Ifac et de l’Afpa.

De grosses cylindrées économiques donc, qui ne font pas pour autant du quartier une triste zone uniquement réservée à la vie économique, et où les rues se vident le soir et le week-end venus… Car si l’économie est là, les hommes y sont aussi, et s’avèrent très attachés à ce morceau de ville. « Lambé est une ancienne commune avec une vie de vrai bourg qui perdure. Alors, c’est vrai, les nombreux programmes de constructions neuves ont un peu changé la donne. Mais c’est aussi cet équilibre entre passé et présent que nous essayons, dans toutes nos réalisations, de préserver », souligne Renée Milin.

 

Un équilibre qui passe tout autant par la réhabilitation prochaine de l’usine située zone de la Brasserie que par celle de la Maison pour tous, mais aussi par les multiples projets d’urbanisation en cours et à venir. De nouveaux quartiers à même de dénaturer l’âme de Lambézellec ? Il y a peu de chances : construit sur le principe de la mixité, ce grand quartier a toujours habilement mêlé les habitats, intégré les différences pour mieux s’en régénérer.

 

Le potentiel de demain

D’ailleurs, Lambézellec a bien besoin de ce sang neuf, puisque le quartier a vu ses ouailles prendre de l’âge et les rides qui vont avec. Sa vie de bourg demeure certes des plus dynamiques, avec des commerces de bouche dont la réputation fait saliver bien au-delà du boulevard de l’Europe. Malgré tout, les uns après les autres, les petits commerçants tirent le rideau définitivement, sans trouver de repreneurs. L’offre de la périphérie, toute proche, a été la plus forte. Mais le balancier peut encore revenir. Car la demande de logements, notamment pour les familles, est ici très forte. De nouveaux quartiers signifient une nouvelle population, à même de redonner aux rues de Lambézellec un petit coup d’accélérateur. Et le mouvement est déjà bien lancé, avec un immobilier local qui s’avère plus que tendu : les prix de la pierre s’y sont en quelques années envolés et mieux vaut ici dégainer très vite pour décrocher la maison de ses rêves… Une ruée vers Lambé qui s’explique tout autant par le potentiel foncier disponible que par la situation tout à la fois un peu à l’écart et proche de l’agitation du centre-ville.

 

L’avenir de Lambézellec s’écrit donc déjà en grand. Parce que le quartier lui-même en a besoin, parce que la ville est elle-aussi en mal de terres qui feront d’elle la métropole qu’elle veut être. De programmes immobiliers en aménagements de structures de services et de loisirs, Lambézellec se forge petit à petit les « armes » qui lui assureront des lendemains peuplés et prospères. Le petit bourg rural d’hier pourrait bien dès demain prendre des airs de vraie ville modèle.

Elisabeth Jard

 

 

Renée Milin, maire-adjointe de Lambézellec

 

Edile de Lambézellec depuis 2001, Renée Milin se dit volontiers fière d’être aux manettes de ce grand quartier. Un sentiment qui va grandissant, au fur et à mesure que Lambé grandit et démontre des capacités de séduction toujours plus larges.

 

Quelle est selon vous l’identité de Lambézellec ?

Ce grand quartier a une âme, parce qu’il a un passé… Et c’est un quartier d’avenir ! On y vit bien, et l’on ne manque de rien, ou presque, même s’il est vrai que les petits commerces ont eu tendance à se raréfier, mais au bourg en tout cas, nous avons gardé l’essentiel.

 

Que lui manque-t-il pour que l’équation soit parfaite ?

Presque rien… Il nous faut simplement continuer à maintenir cette qualité de vie, qui est aussi bien faite du dynamisme de la vie commerçante et associative que de la mixité sociale qui existe ici et fait que l’on a tout autant de quartiers chics que d’habitations à caractère social.

 

Et demain ?

Lambézellec est amené à grandir, ne serait-ce que parce que ce quartier constitue la grande réserve foncière de la ville. Aujourd’hui, nous n’arrivons pas à faire face à la demande de logements… Nous avons donc en programmation de nombreuses zones nouvelles d’habitat, qu’il faudra savoir aménager sans pour autant faire du tout béton !!!

E.J.

  

Le futur de la ville dans les cartes de Lambé

Les réserves foncières de Lambézellec constituent dès aujourd’hui le terreau de l’avenir brestois. De quoi répondre à une pression immobilière de plus en plus forte.

 

« La zone du Spernot et de ses environs est celle de l’avenir », se plaît à avancer Renée Milin. Une certitude partagée par tous les responsables de la ville, et qui devrait se concrétiser à court terme, avant 2010.

 

La mise aux normes de l’usine de valorisation des déchets du Spernot touche à sa fin, mais le site n’en est sans doute qu’au tout début d’une nouvelle ère. L’époque du tout incinération est déjà dépassée, et le site brestois a pris le train de la valorisation en marche : on y pratique déjà le tri sélectif, et une partie des déchets traités permet de chauffer 20 000 équivalent-logement, et d’en éclairer 30 000. Une station de compost des déchets verts a également été mise en place. Et ce n’est que le début, puisque sur les alentours, une zone dédiée aux activités de recyclage et de valorisation est envisagée. Mais à plus courte échéance, il s’agira d’abord d’achever la remise en état de l’ancienne décharge, ainsi que de détourner le cours d’eau sous-terrain, afin de le remettre à l’air libre.

 

Nouveaux quartiers d’ici 2010

En parallèle, tout un programme d’urbanisation est également en cours de programmation, sur la zone de Messioual, au nord du Spernot. Au total, ce sont 24 hectares susceptibles d’accueillir un millier de nouveaux habitants qui sont visés. « Il s’agira de s’inscrire dans la politique globale de la collectivité, en diversifiant au possible cet habitat, qui pourra à la fois contenir des petits logements individuels, du collectif, mais aussi des maisons appartements, le tout avec un maximum d’espaces verts », précise Bruno Cordat, en charge du dossier à Brest métropole océane. Il s’agira aussi de mieux répondre à la réalité de la pression foncière contemporaine : « Nous ne pouvons plus envisager de voir se construire des maisons sur 1 000 m2 de terrain, et c’est aussi pour cela qu’il nous faut envisager de nouvelles formes d’habitat. » Les premiers coups de pioche pourraient intervenir d’ici à deux ans.

 

Cette opération ne se fera logiquement pas sans quelques aménagements des infrastructures routières, par ailleurs réclamées sur cette partie de l’agglomération depuis des lustres. Et si la fameuse « voie de contournement » n’est désormais plus envisagée, une « voie de maillage » viendra malgré tout soulager la circulation du boulevard de l’Europe, en reliant Kéraudren au Spernot, tout en irriguant les nouveaux quartiers.

 

Tous ces programmes viendront à la fois répondre à la pression immobilière que connaît le quartier, mais aussi à celle de la ville tout entière, qui manque cruellement de réserves foncières. A plus long terme d’ailleurs, d’autres zones situées sur Lambézellec, entre le secteur de Keraudren et celui de Kervao, devraient également faire l’objet d’un programme d’urbanisation.

E.J.

 

Maison de quartier

Rendez-vous en 2007

Plus que 18 mois, et la vie associative de Lambézellec pourra enfin prendre ses aises. La nouvelle maison de quartier ouvrira ses portes au public début 2007.

 

Investis dans la vie de leur quartier, les habitants de Lambézellec ne figuraient jusqu’à présent pas franchement parmi les mieux lotis en matière d’équipements socio-culturels. A l’étroit dans ses vieux murs, la maison de quartier de la rue Claude Goasdoué ne suffisait plus pour assurer l’accueil des quelque 1 400 adhérents, et depuis longtemps l’on y faisait avec les moyens du bord. Eclatées sur de nombreuses autres structures, les activités de la Maison ne permettaient pas d’entretenir ce lien social pourtant si important pour l’identité d’une communauté de vie.

 

Resserrer les liens en poussant les murs

A la faveur d’une large concertation en amont, la ville a donc fait le choix de donner au quartier une structure ad hoc, qui verra le jour d’ici à la fin 2006. « C’était là la réponse à un besoin social évident », rappelle François Cuillandre, le maire de Brest. Le futur équipement, dont les travaux chiffrés à 2,9 millions d’euros viennent de démarrer, se situera au cœur du quartier, en lieu et place d’anciens bâtiments, désormais inoccupés, de l’école Ferdinand Buisson. Cette opération qui mêle rénovation de l’existant et construction d’un bâtiment neuf, permettra à terme de voir s’élever une Maison de quartier flambant neuve de 1 500 m2. Réalisés par l’architecte brestois Michel Quéré, les plans du futur bâtiment augurent d’un résultat qui devrait effectivement changer la vie des adhérents de la Maison. L’ensemble sera ainsi conçu sur deux étages, suivant une architecture où les jeux de lumière seront rois. Et si l’actuel bâtiment de la rue Claude Goasdoué restera en service, les nouveaux locaux permettront de donner une marge de manœuvre appréciable aux utilisateurs de la Maison, qu’il s’agisse des adhérents dans leurs diverses activités, ou des multiples associations de Lambézellec, actuellement en mal de locaux. Le nouveau lieu accueillera ainsi une salle polyvalente de 200 m2 en rez-de-chaussée, que jouxteront des salles de réunion. L’étage sera quant à lui dédié aux activités musicales, chorégraphiques ainsi qu’aux arts plastiques. Par ailleurs, des travaux de réhabilitation seront également menés à la Rotonde, afin de mieux accueillir les plus petits.

 

« Il nous manquait notamment un lieu d’accueil véritable, où les gens puissent se rencontrer, où le lien social puisse se faire. Notre priorité demeure d’accueillir ici les jeunes du quartier, dont certains ont de forts besoins, et de les amener à pratiquer des activités régulières. Ce nouveau bâtiment devrait nous y aider », espère Martine Rideau, la directrice de la Maison de quartier.

E.J.

 

 

Ecole de Kérinou

Nouvelle jeunesse en 2007

 

Rue Robespierre, le défilé quotidien des bambins a cédé la place à celui des pelleteuses. La vieille école de Kérinou fait actuellement l’objet d’une opération de démolition-reconstruction, qui permettra, d’ici à la rentrée 2007, d’accueillir les enfants du quartier dans des locaux plus adaptés aux premiers apprentissages de la vie.

 

Dans la grande cour de cette école de quartier, les hauts arbres sont les derniers acteurs de la récréation du groupe scolaire de Kérinou. Les bambins, eux, ont pris le chemin de l’école Paul Dukas, à Kérédern. Un déménagement temporaire, qui permettra aux nouvelles générations, à compter de 2007, de bénéficier d’un bâtiment refait à neuf. La précédente mise aux normes de ce groupe scolaire n’avait en effet pas permis de colmater toutes les brèches. Les travaux, réalisés selon les plans de l’architecte brestois Michel Quéré, promettent d’offrir aux enfants de Kérinou un espace où savoir et bien-être se conjugueront au cœur d’un ensemble architectural résolument contemporain, mais où la verdure tiendra une large place : une toiture semée de pelouse est en effet programmée ! Neuf classes se partageront ce nouveau lieu de savoir et de vie.

 

 

Zone de la brasserie

Un nouveau programme d’habitat

Qu’adviendra-t-il du symbole du passé ouvrier de Lambézellec ? La zone de la brasserie, où travaillèrent des centaines d’ouvriers, a déjà fait l’objet de plusieurs opérations de réhabilitation. En sus de la maison de retraite et du foyer pour personnes handicapées qui s’y érigent aujourd’hui, un gymnase y est en cours de construction (lire page suivante). Pour l’heure, seuls le bâtiment de la malterie et la haute cheminée ont passé l’épreuve du temps. Pourtant, la malterie est, elle aussi, vouée à la démolition, dans le cadre d’un nouveau programme d’habitat qui pourrait comporter une trentaine de logements neufs. L’opération ne devrait pas voir le jour avant au mieux un an et demi. Quant à la cheminée, des études sont en cours afin de déterminer dans quelle mesure ce symbole du Lambé d’hier pourra rester debout…

 

 

 

Institut de formation par alternance consulaire : l’apprentissage a la cote

Depuis près d’un quart de siècle, Lambézellec se fait

le berceau de centaines de jeunes finistériens qui ont fait le choix de l’apprentissage. Chaque année, l’Ifac accueille ainsi 1 600 apprentis.

 

Coiffure, esthétique, mis aussi carrosserie, peinture, métiers de l’hôtellerie ou même de la pharmacie… Dans les vastes locaux de l’Institut de formation par alternance consulaire de Brest, géré par la Chambre de commerce et d’industrie de la ville, pas moins de 43 diplômes professionnels sont disponibles, et préparés chaque année en moyenne par quelque 1 600 jeunes issus de tout le département.

 

Une offre en adéquation avec les besoins des entreprises

Ouvert en 1981, l’établissement n’a de cesse de mieux répondre aux besoins des entreprises bretonnes, tout en offrant aux jeunes des métiers qui leur correspondent. « Ce type de formation convient souvent à des jeunes qui ont besoin de choses concrètes. Très vite, par l’alternance, ils apprennent la culture de l’entreprise, et deviennent aussi souvent plus vite mûrs que leurs homologues des filières traditionnelles », estime Christophe Levesque, le directeur de l’Ifac. Le fait de se voir en partie rémunérés pour la période de travail en entreprise* demeure également une belle source de motivation. Les taux de réussite de l’établissement parlent d’ailleurs d’eux-mêmes : « Selon une enquête réalisée par la Région, environ 80 % de nos jeunes sont en emploi 18 mois après la sortie de l’examen. » Certes, tous ne bénéficient pas de contrats stables dès le départ, mais la formule de l’apprentissage semble pourtant leur donner un avantage de départ certain : « Pour certaines entreprises, le recrutement d’un apprenti revient finalement à celui de l’un de leurs futurs salariés ». La réussite s’explique aussi tout bonnement par l’adéquation inévitable qui existe entre la formation proposée et les réels besoins des entreprises : « Nous travaillons avec environ 3 000 entreprises, et il est bien évident que nous ne formons que par rapport à leurs besoins… Si ce n’était pas le cas, nous ne pourrions pas décrocher de contrats d’apprentissage ! »

 

Aujourd’hui, des secteurs comme la coiffure et l’esthétique, ainsi que la pharmacie se portent plutôt bien, mais les entreprises peinent encore très largement à trouver les candidats ad hoc dans le domaine des métiers de bouche (notamment la boucherie et la charcuterie), et ceux de l’hôtellerie. Des places restent également disponibles en Bac pro vente.

 

Fort de son savoir-faire en matière de formation initiale, l’Ifac est également doté d’un institut de formation supérieure : Sup Ifac. Sur les trois formations en alternance qui y sont proposées (BTS management des unités commerciales, BTS négociations-relations clients et BTS assistante de direction), les places y demeurent d’ailleurs très « chères » : chaque année, environ 300 dossiers de candidature sont ainsi adressés à Sup Ifac, dont seulement 160 seront finalement retenus… Et là encore, les résultats obtenus justifient cet engouement : « 100 % de nos jeunes sont au travail à l’issue de leur formation, notamment pour les BTS commerciaux. Le taux est de 80 % pour les assistantes de direction », précise Jeannine Le Quillec, la directrice de Sup Ifac.

E.J.

 

  • En général, le rythme est de une semaine en école pour deux semaines en entreprise. Le programme reste par ailleurs le même que celui de l’enseignement « classique », les examens aussi.

 

 

Un nouveau gymnase à la Brasserie

 

C’est sur la zone de la Brasserie que les apprentis de l’Ifac trouveront d’ici à la rentrée 2006-2007 un gymnase enfin adapté à leurs besoins. « Jusqu’ici, nous devions nous contenter de l’ancienne chapelle de l’école, ainsi que de terrains de sport environnants », rappelle Christophe Levesque. Démarré en juin dernier, sur le site de l’ancienne brasserie de Lambézellec, le chantier de ce futur équipement est pour le moins original, puisqu’il prévoit un partage des lieux, et des financements. Les apprentis de l’Ifac l’utiliseront sur leur temps scolaire, avant que les sportifs de la ville ne l’investissent, en soirée et les week-ends. L’ensemble, qui comprendra un gymnase principal et un gymnase secondaire, une salle polyvalente, des bureaux et des locaux associatifs, est estimé à 3,7 millions d’euros, financés à 45 % par la CCI et à 55 % par la ville.

 

 

Théâtre de l’Instant, au cœur de la création

Sur les hauteurs de Kérinou, les créations du théâtre de l’Instant rythment la vie culturelle de la cité depuis près de 30 ans.

 

Les portes de l’Instant ne s’ouvrent grand que quelques semaines par an. Pourtant, tout au long de l’année, derrière la haute façade de la rue Robespierre, la famille du Théâtre de l’Instant remet patiemment son métier sur l’ouvrage, pour aboutir à une ou deux créations annuelles, qui partiront ensuite sur les routes de France et de Navarre…

 

A Brest, le théâtre créé en 1977 par Bernard Lotti est comme une institution, un élément du décor créatif local en tout cas. « Quand nous avons monté l’Instant, il y avait une demande très forte de la part du public pour une création locale. Nous nous inscrivions alors dans le jeune théâtre de l’époque », sourit celui qui est demeuré depuis à la barre de ce navire dont la route fût longtemps bohème. Très vite suivis par un public fidèle, les créateurs de l’Instant ne rechignèrent à aucun spectacle, aucune salle.

 

Prochaine création le 15 novembre

Depuis 1992, la troupe a pourtant posé ses valises, enfin, dans l’ancien cinéma Le Sélect, sur les hauteurs de Kérinou. Aux tous débuts, cette salle maintes fois transformée ressemblait plus à un entrepôt qu’à une salle de spectacle… Il n’empêche, les artistes y avaient enfin trouvé un toit pour imaginer les contours de leurs créations à venir. Un premier spectacle, Le Bastringue, donnera le « la » : propriété de la ville, le Sélect sera réaménagé en salle de théâtre, mais aussi et surtout de création. Car si les pièces de l’Instant se jouent ici quelques semaines par an, le théâtre sert avant tout de repaire à l’inspiration des comédiens qui, aux côtés de Bernard Lotti, montent sans relâche de nouveaux projets artistiques. Soutenus par l’Etat, la Région et la ville, les artistes de l’Instant vont et viennent, dans une structure montée en société coopérative de travailleurs, où les mêmes têtes, tels Elisabeth Paugam ou Jean-Yves Gourvès, reviennent de scène en scène, mais où l’on croise aussi des artistes issus d’autres terreaux que celui du Ponant. La transmission fait également partie du quotidien, puisque l’Instant est responsable de l’option théâtre du bac L3 à Landerneau, et que ses intervenants officient également dans le cadre de la même option au lycée de l’Harteloire.

 

Depuis ses débuts, l’Instant fait le plein quand il ouvre sa scène au public. Même si la salle n’est pas idéale, même si les places manquent… « Des projets, nous en avons eu, beaucoup. Mais la culture semble de moins en moins faire partie des priorités des politiques », soupire Bernard Lotti. Prochain défi : transformer la salle en une sorte de cabaret plus convivial que l’actuel entrepôt agrémenté de fauteuils… « Vu que nous n’avons qu’un lieu, nous aimerions qu’il puisse se transformer à chaque spectacle. » A suivre donc.

 

En attendant, les Brestois auront très rapidement l’occasion de reprendre le chemin de Lambézellec, puisque la nouvelle création de l’Instant, Ombres de la pluie, se jouera sur la scène du théâtre du 15 novembre au 3 décembre. Une pièce qui s’annonce comme un nouveau défi, puisque Bernard Lotti ne s’est pas ici appuyé sur un texte, mais sur une idée, celle de l’errance d’une femme, sans domicile fixe ou symbole de l’humanité tout entière…

E.J.

 

 

« Ce quartier bouge car il a un potentiel pour bouger ! »

« Lambézellec est un quartier surprenant, un vrai bourg, avec l’esprit qui va avec, et une réelle dynamique. Ce quartier fait bien sûr partie de la ville… Mais ici, l’on est de Lambé, et l’on va à Brest », pointe Nicole Quéguineur, directrice de l’Agence du Crédit agricole du quartier. Cette professionnelle de la finance est bien placée pour en parler, puisqu’elle travaille chaque jour au cœur même de Lambézellec, dans ce fameux bourg qui sert de point de repère à la vie du quartier. « Il n’est qu’à passer le dimanche matin sur la place pour se rendre compte de la véritable vie qui règne ici. Il y la queue dans tous les commerces ! » Exerçant sur le quartier depuis maintenant trois ans, Nicole Quéguineur a appris à mieux connaître ses spécificités, et ses atouts : « Il y a bien sûr un bon nombre de personnes âgées, très attachées aux traditions d’ici, mais grâce aux nombreuses constructions de pavillons, le renouvellement se fait. Lambézellec fait partie de ces quartiers très demandés, où l’immobilier se porte très bien, ce qui est un signe plutôt encourageant pour l’avenir », rappelle-t-elle. Pas de quoi bien évidemment endiguer le phénomène de la raréfaction des petits commerces, même si l’alimentaire se porte ici comme un charme : « Quand les commerçants sont là, ils font tout pour que ça marche. Et ce n’est pas pour rien que beaucoup attirent une clientèle qui vient des autres quartiers de Brest ».

Et face au potentiel de zones restant à urbaniser, ajouté à une forte demande, Nicole Quéguineur ne peut que voir l’avenir du quartier du bon côté de la médaille : « Ce quartier bouge parce qu’il a le potentiel pour bouger ! Il est bien positionné car un peu à l’écart de la ville, tout en restant proche du centre de Brest. Et des commerces aux écoles en passant par les loisirs, les gens trouvent tout ici ! Or, c’est cela que recherchent les candidats à la propriété sur Lambézellec : une vie de quartier dans laquelle s’investir. »

E.J.

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