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IMPRIMER Dernière mise à jour: 18/11/2011
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Le défi de l’export

Exporter est une nécessité économique. Les pouvoirs publics et les Chambres de commerce et d’industrie rassemblent leurs énergies pour convaincre les entreprises, et surtout les PME, de se développer à l’international.

Le Finistère compte d’ores et déjà de belles réussites.

 

En lançant sa gamme de mesures « Cap export », Christine Lagarde, ministre déléguée au Commerce extérieur s’est donnée un objectif : 50 000 exportateurs de plus au niveau national. Car, « la croissance du commerce mondial est source de développement pour nos entreprises et d’emplois nouveaux », rappelle-t-elle. À l’échelle départementale aussi, les énergies institutionnelles sont mutualisées pour convaincre les PME de se lancer dans l’aventure du commerce international.

 

Contexte favorable

C’est particulièrement vrai en Finistère : « Les entreprises finistériennes ont la chance d’être très bien accompagnées pour leurs démarches à l’export, constate ainsi Fabien Le Roux, directeur régional du commerce extérieur, basé à Rennes. Le Conseil général du Finistère est ainsi le seul à avoir mis en place un dispositif d’incitation et de soutien. Les trois CCI du département sont par ailleurs parmi les plus actives de Bretagne sur ce sujet. Le contexte est donc plutôt favorable. Et de fait, les résultats sont encourageants. » Le Finistère réalise 27 % des exportations bretonnes (et 22,6 % des importations), ce qui le place en seconde position derrière l’Ille et Vilaine. Une performance à relativiser toutefois, la Bretagne n’étant pas une grande région exportatrice.

Les derniers chiffres du commerce extérieur finistérien* (quatrième trimestre 2004 et trois premiers trimestres 2005) établissent à un peu plus de 2 milliards d’euros la valeur des exportations réalisées sur cette période et à 1,7 milliard d’euros la valeur des importations. Des chiffres en augmentation par rapport aux années précédentes. Un bon signe. À l’image du commerce extérieur français, c’est avec les voisins européens que le Finistère fait le plus d’affaires : 66,7 % des exportations se font vers l’Europe. Viennent ensuite l’Afrique 9,2 %, l’Amérique 8,6 %, l’Asie 8,2 % et le Proche et Moyen Orient 6,6 %. Les meilleurs clients du Finistère sont l’Allemagne, le Royaume-Uni et la Belgique. « Comme c’est le cas au niveau national, les entreprises finistériennes sont trop présentes dans des zones de faible croissance et pas assez dans les deux zones de fort développement que sont la Chine et l’Amérique du Sud », regrette Fabien le Roux.

Ce sont les biens d’équipement que nos entreprises exportent le plus (38,4 % des marchandises vendues à l’étranger) : « Des équipements mécaniques, dont des armes et munitions, et des équipements électriques et électroniques, dont des moteurs et génératrices », précise le directeur régional du commerce extérieur. Les exportations dans ce secteur d’activité sont en constante augmentation. Viennent ensuite les produits des industries agricoles et alimentaires (33,7 %) et notamment les viandes, peaux et produits à base de viande. Mais ce secteur est fragilisé par la concurrence, venant en particulier des pays émergeants de l’Union européenne et du Brésil pour la volaille. Les biens intermédiaires arrivent en troisième position avec 15,8 % des exportations, concernant pour la moitié des produits en bois, papier ou carton.

« Quand on analyse bien ces chiffres, on se rend compte que l’activité internationale du Finistère est très concentrée, fait remarquer Fabien Le Roux. Une part très significative du chiffre d’affaires à l’export est réalisée par une poignée d’entreprises : SDMO pour les biens d’équipement, les Papeteries de Mauduit pour les biens intermédiaires, Doux, la Sovetco, Tilly-Sabco pour l’agroalimentaire, et encore Fleetguard et Bolloré… D’où l’intérêt de porter le message pour faire émerger d’autres exportateurs. » Il faut ajouter à ces « poids lourds », des entreprises emblématiques qui portent loin l’image du département comme Hénaff, Savéol, Armor Lux, Henriot ou Guy Cotten, ainsi que des réussites exemplaires comme celle de la SA Rolland (crèmes glacées Flipi), élue meilleure exportatrice franco-britannique de l’année 2005.

Du temps, de l’argent, de la patience… À en croire les entrepreneurs qui ont fait le choix de l’export, la démarche demande beaucoup d’efforts. Mais elle est souvent récompensée par des opportunités de développement, des expériences enrichissantes pour les hommes et pour les entreprises qui gagnent à se confronter aux marchés internationaux. Le tissu économique finistérien révèle de beaux exemples dans des secteurs d’activité très variés : de l’industrie agroalimentaire à la culture, en passant par le nautisme, l’environnement, la logistique…

Martine de Saint Jan

 

*Ces chiffres, communiqués par les Douanes, doivent être observer avec prudence car ils ne rendent pas tout à fait compte de la réalité. Les statistiques douanières ne comptabilisent comme exportations finistériennes que les marchandises qui partent du territoire. Or, beaucoup transitent par des ports extérieurs au département. De même, certaines exportations d’entreprises présentent sur le Finistère sont comptabilisées dans les chiffres d’un autre département où se trouvent leur siège…

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