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IMPRIMER Dernière mise à jour: 18/11/2011
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Remplaçant, métier d’avenir

Pendant son congé maternité, Florence Ollivier a fait appel à Finistère remplaçant.

Un service indispensable en cas de maladie, accident du travail, congé…

 

D’ici quelques jours, Florence Ollivier devrait mettre au monde un deuxième enfant. Sur l’exploitation, tout le monde attend l’événement : son conjoint Marc Sparfel mais aussi Nicolas Velly et Guillaume Diquelou. Ces deux derniers remplacent Florence Ollivier pendant son congé maternité. « Nous n’avons pas de famille à proximité. Quant aux agriculteurs voisins, il est possible de leur demander un petit coup de main, mais c’est très ponctuel. Nous avons donc dû faire appel à Finistère remplacement », explique Florence Ollivier. Comme 584 autres exploitants finistériens, Florence et Marc adhèrent à ce groupement d’employeurs. « Personne n’est à l’abri d’un accident, d’une maladie. Il faut être prévoyant. » Ce système de cotisation leur permet de bénéficier de prix avantageux.

 

1 400 euros net

Guillaume Diquelou comme Nicolas Velly viennent de décrocher leur BTS agricole. Le premier est en CDI à Finistère remplacement, le second en CDD car il part effectuer un stage en Angleterre d’ici quelques mois. « Avant de m’installer, je veux travailler sur différentes exploitations afin d’avoir le maximum d’expériences. On apprend beaucoup sur les pratiques d’élevage, on découvre aussi des « trucs » qui facilitent le travail », estime Guillaume Diquelou. Nicolas Velly considère aussi le remplacement comme une expérience enrichissante. « Qui plus est, c’est plutôt bien payé. » « Un débutant touche 1 200 euros net, un agent plus ancien gagne 1 400 euros », indique Stéphane Charon, le directeur de Finistère remplacement.

Le remplacement favorise aussi la polyvalence et la prise de responsabilité. « Quand on remplace une personne hospitalisée, il faut diriger seul la ferme. On gagne en autonomie », note Guillaume Diquelou. à Loctudy, les deux remplaçants ne sont pas seuls : ils travaillent en étroite collaboration avec le chef d’exploitation. « Ils s’occupent du travail de Florence – la traite, les soins aux animaux, le foin - mais aussi les travaux aux champs. Le travail est très divers », détaille Marc Sparfel qui s’est installé en avril 2000 avec 55 vaches laitières (quota de 374 000 litres) et 55 génisses. Florence Ollivier avoue passer de temps à autre dans la salle de traite : « Non pas pour donner un coup de main mais pour discuter, regarder. Les remplaçants font souvent preuve de beaucoup de professionnalisme. »

Adèle Morlet

 

 

5 187 journées de remplacement en 2005

 

Le département compte 23 services de remplacement, Finistère remplacement étant le plus important. Il regroupe en effet 584 exploitants et a effectué 5 187 journées en 2005. 47 % de l’activité concerne les accidents-maladies, 30 % les congés maternité, 10 % les congés, 9 % les congés paternité… Les interventions sont assurées par une équipe de 29 équivalents temps plein, sept jours sur sept. 47 % des remplaçants ont un BTS, 38 % un bac pro. « La moyenne d’âge est de 27 ans mais nous avons aussi des personnes plus âgées qui ont cessé d’exploiter pour devenir salariées. Le remplacement n’est pas un travail temporaire », souligne Stéphane Charon, directeur de Finistère remplacement. L’activité de ce groupement d’employeurs présidé par Michel Morvan ne cesse de croître, « cela s’explique par l’augmentation des exploitations avec un seul homme à leur tête, la volonté de prendre des congés… » Ce mouvement devrait encore s’amplifier avec l’aide mise en place au 1er janvier 2006 par l’état : elle supporte 50 % du coût de remplacement dans la limite de 14 jours par an.

Cinq rencontres sont organisées pour mieux faire connaître ce service : chambre d’agriculture de Châteaulin le 9 février à 20 h, chambre d’agriculture de Carhaix le 13 février à 20 h, chambre d’agriculture de Quimperlé le 15 février à 20 h, Maison familiale de Ploudaniel le 20 février à 20 h, chambre d’agriculture de Quimper le 21 février à 20 h.

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