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IMPRIMER Dernière mise à jour: 18/11/2011
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Station SNSM d’Audierne :

au service des marins

Les hommes de la station SNSM d’Audierne, Société nationale des sauveteurs en mer, connaissent parfaitement la mer et ses risques ; une nécessité lorsque l’on doit naviguer par tous temps.

 

20 hommes forment l’équipage de la station SNSM d’Audierne. Ils connaissent tous les dangers potentiels de la mer et les rochers du Raz de Sein, impitoyables avec les marins.

 

« Ce sont d’anciens marins pêcheurs, des retraités de la Marine nationale ou marchande. Mais ce sont aussi des personnes formées au secourisme, des ouvriers mécaniciens, des plongeurs. Quelques membres de l’équipage travaillent aussi sur des plateformes offshore et sont donc présents durant deux mois de suite à terre, disponibles pour renforcer l’équipage », présente Jean-Yves Lescop, président de la station SNSM d’Audierne. Un équipage issu de différents horizons, mais qui n’a qu’un souci : rendre service. Ces hommes procèdent en moyenne à une trentaine d’interventions par an, auxquelles s’ajoute une sortie d’entraînement une fois par mois. 2005 est une « bonne année » car ils ne sont pour l’instant intervenus qu’à 22 reprises. Louis Arhan, 60 ans, est le patron du canot d’intervention depuis 2001. Ancien fileyeur, habitué des côtes du Cap Sizun, « il connaît parfaitement le moindre rocher, ici c’est crucial », souligne Jean-Yves Lescop. Si cet ancien marin pêcheur se consacre aujourd’hui au sauvetage en mer, c’est pour venir en aide aux autres. C’est aussi parce qu’il se sent concerné : « Lors d’une première sortie avec mon bateau de pêche, je suis tombé en panne et la SNSM est venue me remorquer. Aujourd’hui, c’est mon fils qui est sur l’eau comme ligneur ; il prend des risques et aura peut-être un jour besoin de notre aide », confie-t-il.

 

Le Skal, un sauvetage marquant

La SNSM d’Audierne est en liaison permanente avec le Cross Corsen. « Il nous appelle ou non pour intervenir mais nous devons toujours les avertir dès que nous prenons la mer », explique Jean-Yves Lescop. Les interventions les plus courantes sont des assistances à des plaisanciers ou pê-cheurs dont le moteur est tombé en panne. « On nous appelle aussi régulièrement pour des plongées car toutes les stations n’ont pas une équipe de plongeurs. L’été dernier, nous sommes intervenus à trois reprises sur des thoniers qui étaient stoppés après avoir pris des bouts dans les hélices de leur moteur », raconte Jean-Yves Lescop qui n’a pas oublié comme Louis Arhan l’intervention sur le Skal en 2003. Suite à une panne de moteur, ce vieux gréement s’est échoué sur les rochers du Raz de Sein. Louis Arhan se souvient : « C’était la nuit, la mer était plate mais il y avait une brume épaisse. Nous pouvions tout juste distinguer le bout du pont. » C’est grâce à sa parfaite connaissance du coin que le patron du canot de sauvetage a réussi à se diriger et deviner où le bateau avait pu s’échouer. « Il avait déjà coulé quand nous sommes arrivés. Les trois hommes de l’équipage étaient agrippés à un rocher. Il était temps qu’on arrive car l’eau montait et le rocher était prêt à être recouvert. » Ce n’est que le lendemain que l’équipage est reparti chercher le vieux gréement. « Il avait coulé à 17 m de fond. Nous avons renfloué le navire, aidé par une société spécialisée et l’avons ramené au port d’Audierne en longeant de près la côte pour éviter les courants. » Heureux dénouement.

Emilie Chaussepied

 

Des équipements de survie

de plus en plus performants

 

Station sécurité des coopératives maritimes basée à Plonéour-Lanvern, la station Bombard travaille à la sécurité des pêcheurs professionnels, des plaisanciers mais compte aussi parmi ses clients les compagnies de ferries, la Marine marchande, la SNSM, les chantiers navals. « Nous mettons au point des combinaisons et des canots de survie, des balises, des équipements de sécurité pour les chantiers », présente Philippe Gonichon, responsable de la station. En plus de la création et de l’installation, la station vérifie régulièrement l’état du matériel de sécurité à bord des navires.

La sécurité devenant de moins en moins tabou dans le milieu de la pêche, les innovations se multiplient. Cette année, un nouveau radeau de survie destiné aux bateaux de moins de 12 m a été lancé. « Ces navires côtiers étaient auparavant équipés de radeaux plaisance qui ne se déclenchaient pas automatiquement. Or, sur un bateau de pêche, l’accident arrive plus brutalement, et le bateau peut couler à toute vitesse ; il faut donc pouvoir réagir vite. » Ce nouveau canot, prévu pour six personnes, est équipé d’un système hydrostatique. Sensible à la pression de l’eau, il permet de déclencher le canot en 20 secondes. De plus, il est équipé d’une lumière de repérage et d’un système d’évacuation automatique de l’eau. « Nous allons les arrimer directement sur les bateaux car bien souvent leur mauvais fonctionnement venait, au départ, d’une mauvaise installation. Une révision est effectuée ensuite tous les ans. »

 

Balise avec GPS intégré

Autre progrès pour la sécurité en mer : la balise avec GPS intégré. Auparavant, le positionnement était calculé par satellite. Désormais, la balise émet elle-même son positionnement. Ainsi, le temps d’alerte passe de 30 à 10 minutes et la précision de localisation est de 100 m au lieu d’un mile. La station travaille actuellement à mettre au point un système d’alarme pour homme à la mer, qui pourrait intéresser aussi bien les plaisanciers que les pêcheurs et skippers. « Une équipe suisse a déjà mis au point ce type de système mais il est beaucoup trop cher et encombrant. Or les pêcheurs professionnels ne souhaitent pas être gênés dans leur travail même quand il s’agit de sécurité », explique Philippe Gonichon. Le système d’alarme en projet pourra donc être intégré au gilet ou fixé au pantalon. L’homme tombé à la mer, le dispositif émettra un signal pour arrêter immédiatement le moteur du bateau. Un autre signal se déclenchera aussi sur le navire et préviendra le Cross Corsen. Dans le Finistère, les pêcheurs commencent à être très attentifs aux améliorations apportées à la sécurité en mer : « C’est un message qui passe bien aujourd’hui, grâce  notamment aux femmes de pêcheurs. Environ 60 % de la flotte côtière est très bien équipée. En Méditerranée, ils ont des années de retard ! », souligne Philippe Gonichon.

Emilie Chaussepied

 

  

Cotten : toujours

à la pointe en matière de sécurité

 

La réputation de l’entreprise Cotten, créatrice de vêtements de mer, en matière de sécurité n’est plus à faire. Pourtant, elle reste toujours précurseur et ne cesse d’innover. « Afin que les professionnels de la pêche portent des équipements de sécurité, ceux-ci doivent aussi être pratiques. Les marins doivent les porter sans s’en rendre compte », explique Jorge Rodriguez, responsable commercial. À voir le succès du gilet pêcheur, le pari est réussi. Ce VFI (vêtement à flottabilité intégré) aide à la flottabilité et permet de nager plus facilement. Depuis le 1er janvier 2005, il est devenu un équipement obligatoire à porter dans la zone qui va jusqu’à 6 miles des côtes. C’est l’occasion pour Cotten de sortir un nouveau modèle encore plus performant et confortable : le gilet Baraka. « Nous l’avons amélioré en y mettant plus de mousse PVC qui permet d’éviter que l’eau ne rentre. L’avantage de cette mousse est qu’elle ne s’altère pas avec le temps. De plus, un accroc d’hameçon, une déchirure au couteau ne nuit pas à sa flottabilité », précise Jorge Rodriguez. Une fourrure absorbant la condensation et une poignée de harnais au dos du gilet ont été ajoutées.

 

Les pêcheurs ne pensent pas toujours à mettre un gilet de sauvetage. Cotten a donc mis au point le gilet flottant automatique. Un coussin d’air placé derrière la tête permet le retournement automatique sur le dos de l’homme tombé à la mer. « Afin qu’un maximum de marins le portent, nous l’avons allié à la cotte à bretelle. Il fait partie intégrante de l’équipement de travail. » Ce gilet de sauvetage peut être gonflé manuellement ou par un percuteur à pastille qui se déclenche automatiquement. De plus en plus de marins pêcheurs sont séduits par ces équipements, car avec ce type de vêtements, la sécurité ne rime pas avec contrainte.

Emilie Chaussepied

 

 

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